| BURKINA
FASO - Présentation
Prise de vue
Ancien territoire de l'Afrique-Occidentale
française, la république
de Haute-Volta a accédé
à l'indépendance
en 1960 ; elle est devenue, depuis
le 4 août 1984, le Burkina
Faso (" la patrie des hommes
intègres "). Situé
au sud de la boucle du Niger,
ce pays sahélo-soudanien
n'a pas de débouché
sur l'océan Atlantique,
dont il est éloigné
de plusieurs centaines de kilomètres
; ses voisins sont le Mali, la
Côte-d'Ivoire, le Ghana,
le Togo, le Bénin et le
Niger.
Défavorisé par des
conditions naturelles ingrates,
presque totalement démuni
de ressources minières
immédiatement exploitables
et habité par une population
parmi les plus denses d'Afrique
(estimée en 2000 à
11,9 millions d'habitants pour
une superficie de
274 000 km2), le Burkina Faso
est un des pays les plus pauvres
du monde ; son P.N.B. par habitant,
en baisse, est de 240 dollars
(rapport de la Banque mondiale
1999).
La population est divisée
en une soixantaine d'ethnies d'inégale
importance, qui se partagent entre
deux groupes linguistiques : gur,
ou voltaïque, et mandé.
Les principaux ensembles ethniques
sont : les Moose, ou Mossi (47
p. 100 de la population), les
Gourmantché, les Bisa,
les populations dites gourounsi,
les Samo, les Marka, ou Dafing,
les Bwa, les Bobo, les Dagari,
les Lobi et une fraction des Sénoufo
; Peuls et Touaregs occupent la
partie septentrionale du pays.
Si les religions traditionnelles
(animisme) sont largement majoritaires,
l'islam, depuis longtemps religion
des commerçants, étend
son influence sur plusieurs régions,
notamment chez les Moose ; par
les cadres administratifs et politiques
qu'elle fournit, la minorité
chrétienne exerce une influence
prépondérante sur
les affaires publiques.
Comme celle de nombreux États
du Tiers Monde, la vie politique
de la Haute-Volta puis du Burkina
Faso connaît une instabilité
chronique, faisant se succéder
des régimes aux traits
fort contrastés : dictature
civile de Maurice Yaméogo,
républiques pluralistes
et démocratiques sous la
présidence du général
Lamizana , révolution radicale
des militaires présidée
par le capitaine Sankara jusqu'à
sa mort violente en 1987, présidence
du capitaine Blaise Compaoré
s'orientant vers un régime
constitutionnel et pluraliste.
D'une grande diversité,
ces régimes politiques
n'en sont pas moins marqués
par un certain nombre de points
communs : tous sans exception
ont dû se mesurer ou composer
avec des centrales syndicales
combatives et des chefferies traditionnelles
toujours vivantes ; à l'exception
de la Ire République, les
militaires ont joué un
rôle certes très
variable, mais toujours réel
; enfin, les responsables gouvernementaux,
civils ou militaires, ont constamment
manifesté une propension
à cultiver leurs divisions
internes jusqu'à parfois
donner l'image d'un jeu politique
éloigné des préoccupations
concrètes des populations
de plus en plus tentées
par un fort abstentionnisme électoral.
Données géographiques
Le territoire du Burkina Faso
forme, au centre du bouclier ouest-africain,
une pénéplaine au
relief monotone, dont l'altitude
moyenne est de 300 mètres.
Dans l'ouest du pays, les plateaux
primaires culminent à 794
mètres (piton de Ténékourou)
et sont entaillés par des
vallées (Volta Noire, Komoé,
Léraba). Le climat est
tropical soudanien, avec une longue
saison sèche (de novembre
à mai) et une courte saison
humide (de juin à octobre).
L'action de l'harmattan, vent
chaud et sec, se fait particulièrement
sentir de mars à mai.
Le territoire du Burkina Faso
appartient pour l'essentiel au
haut bassin des Voltas (d'est
en ouest : Voltas Blanche, Rouge
et Noire) ; le réseau hydrographique
est extrêmement médiocre.
Aux trois sous-climats soudaniens
correspondent trois zones de végétation
: la steppe arbustive (climat
sahélien), la savane (climat
nord-soudanien) et la forêt
sèche (climat sud-soudanien).
Les deux principales villes du
pays sont Ouagadougou (442 000
hab. en 1991), capitale actuelle
et ancienne capitale du plus important
des anciens royaumes moose, et
Bobo-Dioulasso (231 000 hab.),
centre économique de l'époque
coloniale.
Les principaux centres secondaires
sont : Koudougou (52 000 hab.),
Ouahigouya (39 000 hab.), Banfora
(35 000 hab.), Kaya (26 000 hab.)
et Fada N'Gourma (20 000 hab.).
Superficie:------
Capitale:-------
Population:-----
PIB par habitant: |
274 000 km²
Ouagadougou
11,9 millions d'habitants
154 800 F CFA (240 €)
|
Taux de croissance
du PIB en 2003: -------------
Prévisions de croissance
du PIB en 2004: -------
Inflation en 2003: ----------------------------------
Source: Commission de l'UEMOA,
Février 2004 |
+7,9%
+6,6%
+3,2% (-0,4% en Décembre
2003) |
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